Article presse Mouss Taforalt - Magazine Hype

(…) Bonjour Mouss, et si vous commenciez par nous parler de vos débuts ?

Mes débuts dans la musique ont commencé au CLC (local associatif) de Salbris, là où j’ai grandi (Loir-et-Cher). On avait monté un trio (une batterie, une guitare et deux chants). Nous nous sommes inscrits au tremplin JMF, et nous voilà sélectionnés, et sur les planches du Cirque d’Hiver à Paris.
De là, je me suis dit : je sais ce que j’ai envie de faire de ma life.

Mes premières compos étaient surtout basées sur l’Amour.
Par la suite, crise d’adolescence oblige, me voilà en crise identitaire, le cul entre deux chaises. Né au Maroc, mes parents tous deux marocains, il me fallait connaître au mieux ma double culture. Dehors, j’étais français, à la maison, marocain. Par mes écrits, je pense avoir fait la liaison des deux cultures, ce qui m’a permis de mieux vivre. Comme une thérapie, je n’avais plus à faire le choix entre l’une et l’autre.

Et finalement, votre parcours, quel fut-il ?

Ma vis de musicien ? J’ai jonglé ici et là, tentant de trouver la meilleure formule orchestrale, mais en vain ! J’ai surtout joué seul tel un saltimbanque, à travers tout le pays, accompagné de ma guitare et de mes textes. Les bistrots ont été mes endroits d’expression par excellence, le genre d’endroit où l’on croise monsieur et madame tout le monde (une bonne école).

Des personnes ont-elles été déterminantes dans votre évolution ?

La personne qui a été déterminante, c’est mon paternel, qui m’a fait comprendre que tu n’as rien sans rien ! Mon échec scolaire ne m’a pas donné trop le choix, entre le travail dans le bâtiment en interim ou la scène, mon choix était vite fait. (…)

La Nouvelle République

Entre Orient et Occident Mouss cultive l’authenticité

Article presse Mouss Taforalt - Nouvelle République

(…) Taforalt, c’est le nom du petit village du Maroc qui a vu naître, en 1977, Mustapha Bouterfass, surnommé Mouss. « Taforalt, c’est aussi un bateau dont je suis le capitaine. J’y suis souvent seul, mais parfois des amis viennent m’aider à ramer ». En effet, Mouss compose seul paroles et musiques. Il se produit aussi le plus souvent seul sur scène, accompagné de sa guitare, et de temps en temps de quelques musiciens. Son inspiration, il la puise dans son enfance. L’arrivée en France à l’âge de 2 ans, le retour au village durant les vacances, l’intégration. Et puis la vie de tous les jours, les angoisses, les humeurs. Comme le titre « Petite Princesse », un hommage à sa sœur décedée. « Poser mes textes sur des musiques, c’est une thérapie. Cela permet de positiver les choses, de voir le monde avec mes propres idéaux. »

« Aujourd’hui, si tu n’as pas fait The Voice c’est difficile ! ».

Autodidacte, Mouss a étudié guitare, chant, rythmique, solfège, durant deux années au conservatoire départemental. « Cela m’a permis de faire un bilan. Mais j’ai arrêté pour conserver mon authenticité. » Le sens du rythme, le musicien dit l’avoir toujours eu. Un oncle chanteur connu au Maroc, un grand-père qui jouait du ney, un ami de la famille qui interprétait à la perfection Jeux interdits… « C’était la première fois que j’entendais de la guitare en live. Cela a été le coup de foudre ! ». (…)